6. Préférences posturales et plasticité : peut-on changer ?
Oui, mais pas instantanément.
Une préférence posturale ancrée implique une adaptation musculaire durable. Le changement demande du temps, de la répétition, un travail ciblé.
Le cerveau, grâce à sa plasticité, peut intégrer de nouvelles organisations si la stimulation est cohérente et progressive.
Cependant, les structures osseuses ne changent pas. Le travail se situe donc sur :
Tissu mou & fascias
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la musculature et les fascias
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les circuits neuromoteurs
Entrées proprioceptives
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les pieds
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les yeux
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la mâchoire
Habitudes de mouvement
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reprogrammation progressive des schémas moteurs
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stimulation cohérente et répétée pour ancrer de nouvelles organisations
Conclusion : traiter la posture, c'est respecter l'histoire du patient
La préférence posturale n'est pas un défaut. C'est le récit biomécanique d'une vie.
Le rôle du thérapeute n'est pas d'imposer une norme, mais de :
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comprendre la logique du corps
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identifier ses stratégies
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utiliser ses points forts
Le bilan postural OPS devient alors une carte précise pour guider le traitement, non pas contre la posture du patient, mais avec elle.